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Professeur de recherche honoraire Université du Nouveau-Brunswick, Frédéricton, Nouveau-Brunswick, Canada, E3B 5A3 kbsb@nbnet.nb.ca La première archive faisant mention d'un tremblement de terre au Nouveau-Brunswick est une courte nouvelle parue dans le Royal Gazette de Halifax du 13 décembre 1764 : "We hear from St John's (Saint-Jean) in this province that on the 30th of September last about 12 o'clock noon that a very severe shock of an earthquake was felt there". (Une nouvelle nous provenant de St-John's raconte que le 30 septembre 1764 à midi, un tremblement de terre très violent a été ressenti dans cette ville). Depuis ce temps, plusieurs centaines de séismes ont été soit enregistrés ou rapportés dans la province. En fait, une grande partie du Nouveau-Brunswick se situe à l'intérieur de la zone sismique du Nord des Appalaches, comme indiqué sur la carte des (tremblements de terre de l'est du Canada) et a subi plusieurs tremblements de terre puissants de magnitude entre 5 et 6. Une seule région fait exception et c'est la partie nord-ouest de la province qui a connu quelques séismes de moindre magnitude car elle se situe dans la zone sismique de fond de l'Est. Le Nouveau-Brunswick a également ressenti les effets de grands événements provenant de la zone sismique de Charlevoix-Kamouraska (CHV), de la zone sismique du Bas-St-Laurent (LSL) et de la zone sismique du Talus Laurentien (LSP) Une carte détaillée de la zone sismique du Nord des Appalaches indique la distribution des épicentres à travers la Nouvelle-Angleterre et le Nouveau-Brunswick. Les épicentres de la plupart des tremblements de terre du vingtième siècle ont été déterminés par l'analyse de sismogrammes, mais les positions des épicentres de certains événements de faible magnitude et de ceux d'avant l'an 1900 furent assignées à partir de documents historiques publiés dans les journaux de l'époque. Des rapports des effets produits par les tremblements de terre dans différentes villes ou villages permettent d'assigner une valeur sur l'échelle d'intensité de Mercalli Modifiée (1931) et une carte des isoséistes peut être produite. L'épicentre est ensuite choisi comme étant l'endroit où le plus d'effets dévastateurs se sont produits, ou tout simplement au centre de la région qui a ressenti le séisme si peu d'information est disponible. Les valeurs de magnitude peuvent être calculées à partir des régions où le séisme a été ressenti (Nuttli et Zollweg, 1974 et Street et Lacroix, 1979), de la région à l'intérieur de l'isoséiste IV, (Street et Turcotte, 1977) ou d'une combinaison de l'intensité et des zones où le séisme a été ressenti (Sibol et al., 1987). Au Nouveau-Brunswick, les épicentres se regroupent dans trois régions (Burke, 1984);
Dans le passé, les tremblements de terre ont été plus fréquents dans ces régions et certains étaient d'intensité potentiellement destructrice (magnitude de plus de 5). 1)La région de la Baie de Passamaquoddy.La région de la Baie de Passamaquoddy fut identifiée comme un endroit actif au point de vue sismique par Barosh (1981), qui déclara que plus de 50 séismes ont été rapportés dans la région depuis 1870. Il affirma que depuis qu'un réseau de sismographes a été installé dans le sud-est du Maine en 1975, 7 tremblements de terre par année ont été enregistrés en moyenne. La magnitude de ces événements variait de 1 à 3.2. Une recherche dans la Banque de Données Séismologiques Canadienne Nationale entre 1800 et le 1er octobre 1999 dénombra 77 tremblements de terre dans la région (44.5oN à 45.5oN; 66.5oO à 67.5oO). Douze autres événements non inclus dans la banque de donnée ont été identifiés en parcourant les journaux locaux. Ils attendent toujours leur insertion dans la banque de donnée (Burke et al., 1987 et Burke et Comeau, 1988). |
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